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Neuro Exploration urbaine, mines, carrières, catacombes et friches industrielles, souterrains lyonnais.

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Exploration Valence du 24/08/09

Par Neuro :: 25/09/2008 à 17:05 :: Comptes rendus
  Amis de Lyon et d'ailleurs, amis de sang et de sueur, laissez moi vous conter les aventures de sieur Neuro et de son fidèle ami Pancho heuuuu, Théo...

  Imaginez le Champ de Mars Valentinois sous la lune. La nuit est fraiche mais belle. Comme le disait un nécrophile de mes amis : "au début elle est froide, mais quand on est dedans, elle est bonne". Il est 22h30, le bon peuple est claquemuré chez lui; au coin du feu les vieux racontent au jeunes enfants des histoires ou il est question de preux chevaliers qui par magie chassèrent d'un souterrain une horde d'envahisseurs Tû-Rhists. Une soirée idéale pour l'exploration de notre belle ville de valence.

  Accompagné de Théo, jeune ménestrel que je laisse par bonté d'âme venir jouer de son instrument en ma compagnie, et ainsi bénéficier gratuitement de mes enseignements précieux, et qui se révèle être un frichophile averti, nous quittons mon hôtel particulier du centre ville et hélons un fiacre en maraude. Celui-ci refuse de nous conduire à notre destination prétextant je ne sais quel fallacieux argument, et nous nous rendons donc au premier point de notre carte, qui en comporte trois, à pied. Une centaine de mètres plus loin, nous voici rendus. Malheureusement, la place sur laquelle se trouvent les plaques est encore noire de ce peuple qui s'enivre sans retenue et qui demain matin ira grossir les rangs de ceux qui, dans nos usines, ralentissent la cadence et nous mettent à la merci des envahisseurs asiatiques... Ils sont laids, sales, on devine les voir qu'ils doivent sentir, et je les hais...

  Une observation minutieuse de la chaussée nous permettra tout de même de repérer quelques plaques potentiellement intéressantes, que nous viendrons lever plus tard décidons nous. Force nous est de constater que la douceur de l'air Valentinois, s'il retiens les vieux au coin du feu, pousse les plus jeunes à trainer les estaminets louches, et de moult de ces estancots de sporadiques salves de rires, de chansons paillardes, et la rumeur de quelques rixes nous parviennent. Afin de ne point attirer trop l'attention de cette populace, ne souhaitant pas que la maréchaussée ne fut avisée de nos activités, nous décidons donc de faire un premier tour de repérage, et de revenir une heure plus tard.

   Mais c'est sans compter sur le destin, fameux farceur, qui devait une fois de plus se jouer de nos héros, et les entrainer vers de folles aventures.

  Notre seconde recherche est celle d'une galerie dite "du moulin". Avec l'a-propos qui me caractérise, je me met donc en quête d'un moulin. Ébahi par ma présence d'esprit, le jeune novice qui m'accompagne court partout comme un jeune chien fou, et seuls deux ou trois coup de canne arriveront a le calmer. Mais ses facéties ont accaparé mon attention, et mes pas m'ont entrainé bien au delà de ce qu'il était prévu. Une ruelle sombre au pied d'un escalier louche (comment un escalier peut il être louche me direz-vous? Je ne sais, mais assurément celui la l'était). De part et d'autre de la ruelle, les fenêtres sporadiquement éclairées d'un ancien bâtiment industriel reconverti en appartements bourgeois. Sur la droite un escalier de bois monte vers un monastère bouddhiste, un dojo se trouve au fond de l'impasse et tout ceci est noyé dans l'assourdissante rumeur d'une chute d'eau que nos yeux ne peuvent cependant voir. Je me tourne vers mon jeune ami, et d'une voix chargée d'émotion je lui dis:" nous avons marché trop loin, nous sommes à Chinatown". Assurément, cet escalier était louche, et nous avions plongé sans le savoir dans une sorte de dimension parallèle, franchissant des milliers de kilomètres en seulement quelques enjambées.

  N'écoutant que notre courage, nous entreprenons donc d'explorer ladite ruelle, afin au moins de déterminer l'usage premier de ces bâtiments, ainsi que l'origine du bruit. Nous dégainons par sécurité les torches qui nous ont été confectionnées par l'enchanteur Maguelaïte, et qui, nous l'espérons, feront fuir les éventuels indigènes que nous pourrions être amenés a croiser. Tout le monde sait bien la superstition de ces peuplades, et c'est la dessus que nous comptons pour assurer notre sécurité. Nous nous enfonçons dans l'obscurité et avisons une petite porte en fer, fermée au moyen d'un astucieux système, puisqu'un petit morceau de bois est habilement coincé entre le montant et le battant de celle-ci. Grâce a mon habileté naturelle, je parviendrai a crocheter cette serrure en a peine quelques secondes, Je prend un instant pour essuyer la sueur qui tombe dans mes yeux après un tel moment de concentration, souris au jeune apprenti qui, admiratif, me regarde bouche bée, et pousse le panneau de métal...



- Petite pause publicitaire, permettant de financer les vacances aux Bahamas de l'auteur, de lui assurer une fourniture constante en cocaïne, alcool de luxe et filles de mauvaise vie, dont il est friand. Si vous n'êtes pas l'auteur, vous pouvez sauter ces lignes et profiter des quelques secondes gagnées pour aller satisfaire un besoin pressant.

 


... Ledit panneau pivote en grinçant sur ses gonds rouillés. Et le bruit de chute d'eau devient plus fort que jamais. Nous levons nos lampes afin d'éclairer le local, et découvrons un spectacle étrange. Devant nos yeux incrédules, le local s'avère ne pas en être un. Sur le mur du fond coule de l'eau en quantité stupéfiante. La chute est d'une hauteur de 6 à 8 m, et est a l'origine du bruit assourdissant qui maintenant rend presque toute communication impossible. Sur les murs, les traces des axes des roues à aube qui devaient autrefois se trouver la, et l'eau s'enfuit par une galerie qui passe sous nos pieds. La vérité nous saute aux yeux... Nous avons trouvé le moulin... La galerie ne doit pas être loin, mais ou? D'une main je referme la porte, et de l'autre je dis (oui, je parle avec les mains... et alors, y'en a bien qui parlent du nez...) :" Faisons le tour du pâté de maison, on va jeter un œil aux plaques du coin". Abasourdi par ma stupéfiant aptitude à prendre des décisions avec un a-propos qui n'est jamais pris en défaut, Théo branle du chef... Le chef l'en remercie...

   Nous remontons, un peu anxieux l'escalier, toujours aussi louche au demeurant, et nous retrouvons bientôt à nouveau dans notre belle province de France qu'est la Drôme, 458 000 habitant environ, dont une forte proportion de gueux. Je les hais, ils sentent et font du bruit...

  Nous reprenons nos déambulations nocturnes, scrutant le macadam comme deux mycologues à la recherche d'une espèce rare. Quelques plaques attirent notre attention, mais comble de l'infortune, elles sont situées sur la terrasse d'un établissement dans lequel des individus louches et d'origines extra-drômoises s'enivrent scrupuleusement tout en devisant bruyamment sur des sujets d'actualité brulante me semble t'il , puisque lorsque nous passons a leur hauteur, nous entendons "qu'elle est chaude" et nous en déduisons qu'ils parlent de la situation en Géorgie.

  Étrange de voir le peuple s'intéresser a des sujets qui le dépasse. Ça ne manquera jamais de m'étonner à quel point il est parfois possible qu'une fleur éclose sur du fumier. Nous laissons la nos philosophes alors qu'ils enchainent sur un débat sur les qualités intrinsèques de l'homme, que leur bouches grossières prononcent "ohém", et nous promettons de revenir également à une heure plus tardive.


   Je ne m'étendrai pas sur une heure passée à soulever quelques plaques pour tomber sur des puits à échelons sans intérêts car sans galeries attenantes, ni sur la visite d'une ancienne école en friche, puisqu'a part le fait que je fus attaqué lâchement par un démon qui m'ouvrit le cuir chevelu avant de se métamorphoser en fil barbelé pour ne pas subir mon courroux (coucou), il ne s'est rien passé de marquant. Non, je passerai directement à la fin de soirée.

   Après être retournés à mon logis afin d'y désinfecter mes blessures, de nos désinfecter le gosier également, ainsi que les poumons par une bonne fumigation de plantes médicinales en provenance directe d'Afrique du nord, je raccompagne le jeune Théo à son misérable logis, ou l'attend sa jeune compagne. Mais a peine sorti de chez moi qu'une gueuse en maraude nous chois sur les chausses. Son corps misérable agité de tremblements au milieu de la chaussée me fait penser à ces petits poissons que nous avons tous joué enfant a déposer a coté de l'aquarium pour les regarder tranquillement agoniser à l'air libre... Ce n'est que par pure charité chrétienne que je me retiens de lui donner deux ou trois coups de pied histoire de me divertir un peu. Quelques minutes plus tard, la gueuse est emballée dans une couverture de survie dont la couleur or lui donne l'aspect d'un énorme rocher suchard qui aurait trop bu, les pompiers sont appelés, ainsi que la fille de la pocharde. Nous avons eu ses coordonnées au milieu d'un flot de paroles décousues dont nous avons extrait qu'elle s'appelait Nathabeuarglie, que sa fille s'appelle Margot et qu'elle a 19 ans (c'est un peu pour ça qu'on l'a appelée d'ailleurs, mon goût de la chair fraiche n'étant point soumis à de piètres considérations telles que la pitié, par exemple), que l'abus d'alcool était a l'origine de cet état, et même qu'elle s'était fait dessus (mais ça on l'a découvert tous seuls...). La jeune fille arrive, et nos espoirs ne sont pas déçus: elle est fort accorte, et dans d'autres circonstances, nue sur un canapé par exemple, la rencontre serait fort agréable. Puis les pompiers arrivent et nous regagnons nos pénates, fiers de notre bonne action.

  En résumé, nous avons passé une bonne soirée, fort remarquable de part son infructuosité, et vous venez de perdre un quart d'heure a lire mes élucubrations. Bonne journée...

Exploration Valence du 12/02/08

Par Neuro :: 14/02/2008 à 16:56 :: Comptes rendus
  Ce matin, aux aurores puisqu'il était à peine 10h30, je fais un saut à la banque. Jusque la, me direz vous, et a juste titre d'ailleurs :" qu'est-ce que tu veux que ça nous foute?". Et bien, mes bons amis, figurez vous que j'étais précédemment allé faire un tour sur ********.net et que, oh surprise, les ruffians qui gèrent ce site se sont enfin mis au travail, et que la Drôme a été mise a jour. C'est donc nanti de la localisation de 7 souterrains datant de la 2ème guerre mondiale que je partais, plein d'allant malgré mes grands yeux encore remplis de sommeil et la marque du drap sur la joue.

   Les deux premiers souterrains se trouvant sur le boulevard en travaux qui se situe a proximité immédiate de ma demeure, c’est dans cette direction que je dirigeais mes pas de prime abord. De plus, il s’avère que c’est dans la direction de la banque, cela tombe à pic, n’est-ce pas ? Bon, bref…
   J’avise un monsieur de fort bonne tenue, malgré sa combinaison jaune fluo, et qui me semble disposer de pouvoirs sur ses acolytes, en fluo eux aussi, d’abord parce que lui est blanc alors que tous les autres sont issus de minorités visibles, et surtout parce qu’au lieu d’une pelle ou d’un marteau piqueur, il est armé d’un téléphone portable. Je hèle donc l’individu en question, qui s’avère être effectivement le chef de chantier, et lui demande fort poliment s’il n’aurait pas, au cours des travaux ô combien importants dont il a la charge, mis au jours lesdits souterrains. Il acquiesce et me fait un descriptif des deux galeries en question, dont la construction en zigzag, typique de ce genre d'ouvrage, ne me laisse plus de doute : le bougre sait ou est l’entrée de ces tunnels, et dans peu de temps, je ferais également partie des élus. Il fouille alors dans une sacoche fort commune, et à laquelle je n’avais au premier abord pas prêté attention, et en extrait un plan qu’il déplie, non sans avoir jeté au préalable un coup d’œil aux alentours, sûrement pour s’assurer de l’absence à proximité d’un quelconque espion à la solde d’une puissance étrangère, et dont il serait fort peu propice qu’il soit au courant des ouvrages de défense de notre glorieuse nation. De tels secrets sont en effet fort prisés dans certains milieux, et il n’y a qu’a voir ce qui est arrivé a Saddam Hussein pour se rendre compte qu’un souterrain se doit de rester secret...
  Mais je digresse, revenons donc à notre bougre.
  Celui-ci, donc, déplie son plan et me gratifie d’un : « Surtout allez pas dire que j’vous ai montré ça, parce’que j’y ai pas droit, y’a toutes les galeries techniques la d’ssus ». Je l’ai bien entendu assuré que je serais muet comme la carpe, en y mettant toute la conviction dont je suis capable, et en levant vers lui un regard mouillé empli de gratitude (et encore un peu de sommeil). D’un doigt de travailleur tertiaire (avec les ongles propres et de l’encre au bout, donc), il me désigne les deux souterrains en question sur son plan, et me donne sur les détails sur le parcours sous la fontaine, sous le carrefour et la communication avec le tunnel ferroviaire. Puis, son regard s’éclaire d’une lueur mutine, et d’un ton péremptoire, il m’assène : « De toute façon, maintenant, ça risque pu rien, parce que la, vous voyez la date, c’est celle à laquelle on les a complètement comblés, c’était trop dangereux avec la route au dessus ! ». Je sens soudain mes yeux se remplir de larmes et l’image de ces tonnes de gravats déversés me bouleverse. Je pars en courant, plantant la l’individu qui m’apparaît alors dans toute son horreur, et hurlant à la face des cieux : « Père, pardonne leur, ils sont vraiment trop cons ! ». Un coup de tonnerre m’informe alors que je n’ai pas été entendu, et le chef de chantier disparaît dans un éclair éblouissant. A sa place, une paire de bottes fumantes et un téléphone portable gisent dans la boue.

   Un petit passage à la banque, histoire de payer mes derniers achats sur ebay, j’en profite pour bien montrer au caissier le mépris profond que j’éprouve à son endroit, et c’est lui qui prend pour tous les autres… Je hais le peuple ce matin… Dans quelques minutes, la vie se chargera de m’enseigner qu’il y a une partie du peuple encore plus méprisable que les autres : les vieux. Je quitte donc la banque, non sans avoir laissé le caissier baiser le bas de mon pantalon, ainsi que le directeur me dire combien il est fier de me compter parmi ses clients et que ma confiance l’honore, lui, son établissement et sa famille, pour les sept générations à venir.
   A peine quelques minutes plus tard, car en plus d’avoir un sens de l’orientation hors pair, je suis un fameux marcheur, je suis rendu sur les lieux du troisième souterrain. Comble de malchance, des forains se sont installés sur la place et vendent à quelques badaux des fruits et légumes dits « de saison », contre de menues piécettes que ceux-ci tirent de leurs guenilles. Comble de l’impolitesse, lorsque je demande à ces bateleurs de bien vouloir déménager leurs estancots, afin que je puisse m’enquérir des quelques plaques présentes sur la place, ceux-ci refusent. Je regrette alors d’être sorti seul, et les menace d’aller quérir mes gens afin de leur faire donner la bastonnade, mais rien n’y fait, et je dois quitter la place bredouille. J’avise donc une femme qui passait sur le trottoir, et dont l’age fort avancé me laisse penser qu’elle aurait fort bien pu faire partie des privilégiés qui, ayant vécu la 2nde guerre, y aurait eu accès sans difficulté. La mégère me regarde des pieds à la tête, surement impressionnée de ma mise et de ma prestance, me sourit de toutes ses dents, c'est-à-dire deux en haut et trois en bas, et m’informe qu’il y avait non seulement un souterrain à cet emplacement, mais également des toilettes publiques - je frémis rien qu’a l’idée que l’on puisse partager des lieux d’aisance avec quelqu’un que l’on ne connaît pas, et qui plus est, est peut être un roturier, mais je ne laisse rien paraître par peur d’effrayer la vieille – mais que tout a été détruit. Enfin du moins le crois t’elle. Je reviendrai donc m’en assurer un autre jour. Je congédie la vieille après lui avoir fait l’aumône d’un sourire, et prend même sur moi pour ne pas la gifler lorsqu’elle me souhaite une « bonne journée ». Peut elle deviner, du fond de son ignorance crasse que ma journée, justement, est loin d’être bonne pour le moment, que les nouvelles sont mauvaises et que le soleil a perdu cet éclat qu’il avait lorsqu’il brillait dans tes yeux et sur la rade de Brest, Barbara… Heu… Hum, je m’égare, reprenons.
Pour l’instant, la moisson est faible, pour ne pas dire nulle. Bien que les informations ne soient pas toutes sûres, les probabilités sont contre moi.
   Le secteur de la cathédrale, qui doit normalement comporter trois tunnels, me semble plus prometteur. En effet, réservé à l’usage des piétons, et surtout classé aux monuments historiques, il a de fortes chances d’avoir été préservé de la folie des hommes. Malheureusement, le nombre de plaques possibles aux trois endroits indiqués sur le plan, ainsi que la densité de la populace ne me permet pas de m’assurer de la présence des souterrains tant recherchés. Je décide, avec sagesse je pense, de ne pas demander aux passants de dévier leur route, et de faire le détour par les boulevards, ceci pour ne pas laisser deviner mon intérêt pour les lieux, mais me promet de revenir nuitamment, en compagnie que quelques larrons que je recruterai pour l’occasion, afin de vérifier mes informations en leur faisant lever quelques plaques. Bien entendu, je prendrai soin de faire disparaître leurs corps par la suite, et ainsi je préserverai le secret. Mais, bien entendu, mes amis, je vous tiendrai informés de la suite des évènements pour ce secteur.
   Mais cessons la ces vaines discussions, et venons en au but premier de cette missive. En effet, le dernier point qui fut ce matin l’objet de mes investigations s’avéra fort étrange. Laissez moi vous planter le tableau. Le soleil commence a percer la brume du petit jour, l’air résonne du doux chant des éboueurs numides, bientôt rejoint par la chorales des travailleurs municipaux qui s’égaillent dans la ville comme de joyeux pinsons aux couleurs chatoyantes et bigarrées. Devant moi, un square ouvre ses portes. Il est vide d’enfants, et seul un humble vieillard repose sur un banc, le regard perdu au delà des balançoires et autres agrès propres à l’amusement des rejetons de ce peuple au ventre si fécond. Il rêve le vieux, sûrement à ses amours perdus, à moins que ce ne soit à quelque friponnerie de son enfance dont il a souvenance, car parfois un sourire monte sur ses lèvres fripées et lui fait un tel air que je ne peux m’empêcher de le trouver niais. Baste ! Au milieu de ce square, une plaque ronde, partiellement couverte de goudron, délicatement teinté de rose. Et autour de cette plaque, dans l’intervalle marqué par la jointure avec son socle, point de terre ni de petits cailloux. Point non plus dans le logement de l’anneau qui permettrait de la faire pivoter sur son axe. En un mot comme en cent, il ne faut pas se leurrer, cette plaque a été soulevée il y a peu de temps. La présence a proximité immédiate des agents municipaux, ainsi que celle de passants m'empechera pour l'instant de vérifier la destination de ce tampon, mais c'est une situation qui ne saurait rester en l'état longtemps, et je me ferai fort de revenir avec le matériel adéquat pour y remédier, dès cette fin de semaine.
   De ce constat découle cependant une question : « y aurait t’il des cataphiles à Valence ? ».
  A cette question point de réponse pour le moment, mais je ne désespère pas d’en apporter une un jour. Par contre, je sais déjà que certains d’entre vous vont m’objecter qu’il n’y avait pas besoin d’un tel roman juste pour dire que quelqu’un, qu’on ne connaît pas, a ouvert une plaque, dont on ne sait même pas si elle donne sur quelque chose d’intéressant, dans une ville ou vous n’irez sûrement jamais. Et vous avez raison, mais je m’en contrefiche comme de ma première calèche.

   Bien le bonjour chez vous.




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